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Monthly Archives: février 2015

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PERRÉ, subst. masc.

vicinalPERRÉ, subst. masc.

A Dans le domaine des trav. publ. Revêtement en pierres sèches ou en maçonnerie, destiné à renforcer un remblai, les rives d’un fleuve, les parois d’un canal, etc. Le pied du remblai doit également être protégé par un perré contre l’effet des courants latéraux et des remous (Bricka, Cours ch. de fer,t.1, 1894, p.151).L’écluse Freycinet à Dunkerque avait été primitivement isolée des darses par un massif de sable qui, du côté intérieur, présentait un talus de 2 pour 1 protégé par une couche d’argile et revêtue d’un perré en pierres sèches (Bourde, Trav. publ.,1929, p.256).

B − ,,Rivage de la mer couvert de pierres ou de galets«  (Littré). Grande pluie. Promené sur le perré (Michelet, Journal,1860, p.548).

Prononc. et Orth.: [pε ʀ(ʀ)e], [peʀe]. Lar. Lang. fr.: ,,on rencontre parfois l’orthogr. Perret« . Étymol. et Hist.1. a) 1301 pairé «gué pavé» (Echange de la terre de Rochefort, Arch. Nat. J 180B, 45 cité ds Clouzot, Les Marais de la Sèvre niortaise et du Lay, p.169); b) 1553 «chemin empierré» (Compt. de Diane de Poitiers, p.128, Chevalier ds Gdf.); 2. 1767 «revêtement en pierres (pour protéger les berges d’une rivière)» (Devis cité ds J.-R. Perronet, Description des projets et de la construction des Ponts de Neuilly, de Mantes, d’Orléans et autres, Paris, 1782, t.1, p.13), v. aussi FEW t.8, p.318b et 319a pour les accept. de perré dans les parlers région. Dér. de pierre*; suff. *; l’adj. perré «de pierres» est att. du xiieau xvies. (v. Gdf., T.-L., FEW, loc. cit.) et le verbe perrer «garnir de pierres, empierrer» du xiiies. (T.-L.) au xvies. (v. Gdf. et FEW t.8, p.319); v. aussi pierrée.

Source: http://www.cnrtl.fr/definition/perr%C3%A9

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Rentrée des Sètches Pires – Invitation aux personnes intéressées – 28/02/2015

Bonjour à tous,

l’association des Sètches Pires fête la reprise de ses activités ce samedi 28 février, dans les locaux de la bibliothèque communale de Houffalize (en-dessous de l’école, rue de Schaerbeek).

Les Sètches Pires sont actives dans la restauration et la préservation des murs en pierre sèche. Depuis la création de l’association en septembre 2013, elles ont réalisé de nombreux chantiers et participé à au moins autant d’événements divers visant à faire connaître ce patrimoine en grand danger d’oubli.

Si le sujet vous intéresse, si vous avez un mur en pierre sèche chez vous et désirez en savoir plus quant à sa préservation et son entretien, si vous voulez nous rejoindre sur nos chantiers 2015, n’hésitez pas à participer dès 14h00 à notre réunion de rentrée.

Sinon, vous êtes les bienvenus, dès 16h00 cette fois, pour découvrir nos réalisations 2014 et partager avec nous le verre de l’amitié (du sec, bien obligé avec ce type de pierres 😉 )

SP_Invitation_Event

Télécharger l’invitation SP_Invitation_Event

Pour nous permettre de mieux nous organiser, merci de nous envoyer un petit mail si vous voulez participer.

Merci d’avance.

De l’Hérault

Puisque l’actualité ardennaise est toujours un peu en plein sommeil hivernal, ne boudons pas les informations venues d’une région où le ciel est souvent plus bleu et plus clément.

Voici un article du Midi Libre de ce vendredi 13 février sur une action de restauration particulièrement réussie dans le village de Vailhan (Hérault).

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De Bourgogne…

Bourgogne

Saison 8 / L’Automne – Edito
Les pierres roulent comme tombent les feuilles.Tel un cadeau de fin d’année, l’automne nous a délivré sa mue colorée.Fidèle au cycle, la rousse saison invite la sève à redescendre sous terre, privant les feuilles de chlorophylle, le pigment de la couleur verte.

C’est alors que progressivement, d’autres pigments deviennent visibles.
Ce sont les caroténoïdes, qui émettent en couleurs jaune, rouge, brune et orange.

Ce champ chromatique, le règne minéral le possède également de par la nature de ses atomes.
Les éléments chimiques constituant les minéraux teintent les roches et témoignent de leur histoire. Ils en sont la mémoire, celle que décrypte et décrit la géologie.

Pour appréhender cette mémoire, les géologues ont établi des cartes sur lesquelles chaque type de roche est symbolisé par une couleur.

La variété des roches présente sur le terrain se traduit sur la carte en une mosaïque de couleurs, créant un véritable tableau d’art abstrait.

La mosaïque compose une surface sur laquelle jouent les formes et couleurs des tesselles comme autant de feuilles d’arbres tapissant le sol.

Bonne lecture

Les couleurs des pierres

La Bourgogne est mondialement réputée pour la qualité de ses vins mais également de sa pierre.Parmi les caractéristiques d’une pierre d’œuvre, la couleur est un élément prépondérant qui lui confère sa valeur esthétique.Loin du fameux « ton pierre », les pierres naturelles de Bourgogne offrent une riche palette de couleurs.Les couleurs d’une roche sont dues aux minéraux qui la constituent.

La composition chimique des pierres calcaires est très constante, l’élément majeur étant le carbonate de calcium sous forme minéralogique de calcite.

La calcite pure étant incolore ou d’un blanc laiteux, les couleurs des calcaires viennent des composants accessoires.

Les tons gris, gris sombre, gris bleuté, sont dus le plus souvent à la pyrite (sulfure de fer).
A reflets dorés lorsqu’elle est bien cristallisée, la pyrite donne la gamme de gris bleutés lorsqu’elle est diffuse.

Quand la météorisation l’oxyde, le fer passe à l’état d’hydroxyde ferrique, la limonite, de couleur rouille, qui permet toutes les nuances des tons ocre.

Les minéraux racontent, à travers eux, l’histoire géologique de la Terre.

Les plus belles pierres calcaires bourguignonnes se sont formées durant la période du Jurassique sur le fond d’une mer chaude et peu profonde, sous un climat tropical.

Les sédiments marins et l’érosion continentale ont façonné deux types de faciès : le calcaire à entroques et le calcaire oolithique.

Le calcaire à entroques est une roche bioclastique (du grec bios, vie et klastos, brisé).
Les entroques sont des débris de tiges et de bras (composés de calcite) de crinoïdes autrement appelés « lys de mer » qui tapissaient alors le fond océanique.

Ces animaux marins, qui existent encore actuellement, font partie des échinodermes, à l’instar de l’étoile de mer et de l’oursin, qui nous sont plus familiers.

Le calcaire à entroques offre une palette chromatique dans les tons beige teintés d’ocre, parfois veinés de bleu violacé. Il est grenu, dur, compact et homogène, résistant bien au gel.

Le calcaire oolithique (du grec ôon, œuf et lithos, pierre) est composé de concrétions comprenant une enveloppe faite d’une ou plusieurs couches successives autour d’un noyau de taille variable, souvent un bioclaste.

Leur diamètre est de 1 à 2 millimètres. Associées entre elles par un ‘ciment’ calcaire, elles évoquent un amas d’œufs de poisson, d’où leur nom.

Sa gamme chromatique va du blanc vif à légèrement rosé.

Photo: Mur de pierre sèche en calcaire à entroques, Saône-et-Loire.

Les couleurs des cartes
Travailler une pierre, c’est avant tout la connaître.
Connaître son grain, sa dureté, sa réaction au choc de l’outil ou sa capacité à prendre le poli.
Connaître une pierre, c’est aussi comprendre son histoire, celle de sa formation et des transformations qu’elle a subies.
Connaître une pierre, c’est enfin pouvoir situer sa provenance géographique et sa situation dans le paysage.
C’est donc bien pour nous aider à connaître les pierres, que les géologues ont établi des cartes colorées aux allures de peintures.

Une nomenclature internationale attribue à chaque roche une couleur ou un figuré qui désigne son âge (chrono-stratigraphie), sa composition minérale (lithologie), et sa position structurelle (tectonique).Les cartes géologiques donnent la représentation, sur un fond topographique et à une échelle donnée, des formations géologiques (roches) affleurantes ou situées juste sous le sol (substrat végétal).En marge de chaque carte figure une légende qui comporte des rectangles colorés, chaque rectangle désignant un terrain d’âge géologique donné.Une légende donne la signification des symboles présents sur la carte.
Ces symboles correspondent à des informations ponctuelles concernant les roches (faciès, âges, minéraux) ou le terrain (pendage des couches, failles, chevauchements, charriages…)

La légende est le code de lecture indispensable à toute carte. Les cartes géologiques officielles sont établies et éditées par le Bureau de Recherches Géologiques et Minières et sont vendues accompagnées d’un guide de lecture.

Illustration: Détail de la carte géologique n°499 au 1/50 000ème, édition BRGM.

« Des couleurs, une mosaïque » par Aurore Laty

La réalisation d’une mosaïque débute par une phase importante qui consiste en la préparation des tesselles.J’utilise en grande partie des marbres, des galets de rivière mais également des terres cuites et des émaux de Venise qui me permettent d’enrichir mes gammes de couleurs et d’accentuer la lumière de la composition.Comme dans la peinture impressionniste, la technique de la mosaïque utilise la synthèse additive pour créer une couleur, à l’instar des images numériques avec le système Rouge, Vert, et Bleu mais à l’inverse de la synthèse soustractive qui mélange deux couleurs pour en donner une nouvelle avec le système Cyan, Magenta, Jaune, Noir.Avec la synthèse additive, pour faire un jaune saturé, il y assemble du jaune, du vert et du orange, ainsi qu’en petite quantité la couleur complémentaire du jaune: le violet.

Avec la distance, notre œil, par reflexe, mélange lui-même les couleurs.

La technique de la synthèse additive rend une couleur plus lumineuse, plus intense.

Ce procédé permet de créer une infinie variété de dégradés avec seulement quelques couleurs de bases.

La couleur peut être constructive et établir la perspective, la profondeur dans une composition.

Elle peut également être l’expression d’émotions intérieures, une manière instinctive de se révéler.

Pour moi, chaque mosaïque a sa propre mélodie, son propre rythme.

Mes sujets sont en général en lien direct avec la nature, humaine ou végétale.

En utilisant le nombre d’or dans mes compositions, je cherche à figurer notre lien avec la Nature, de provoquer une interaction entre nos cellules et cette proportion harmonieuse.

Le message qui en ressort exprime le respect et l’attention portés à des choses simples et essentielles.

Aurore Laty, mosaïste

Illustration: photo du tableau « Castaniccia » (120 X 90 cm)

La citation de la saison

Découvrez ou re-découvrez les saisons passées de « Pierres qui roulent… »
Rédaction: Association « Laviers & Muraillers de Bourgogne »
Matriçage: Martin Muriot
Conception Graphique: Johan Mary
Décembre 2014 – Tous droits réservés

Rentrée des Sètches Pires – Invitation aux personnes intéressées – 28/02/2015

SP_Invitation_Event

Télécharger l’invitation au format pdf: SP_Invitation_Event