Hérault

L’Hérault est un département français qui tire son nom du fleuve côtier qui le traverse. Il fait partie de la région Languedoc-Roussillon.

Carte_HeraultSi l’Hérault est connu pour ses plages, son climat méditérannéen, son vignoble – « Salut à toi, puisque tu as le succès, puisque tu fais de tes vignerons des multimillionnaires, ô Hérault rouge, ô Hérault vainqueur, source intarissable du vin populaire, métropole de ce pinard démocratique, devenu indispensable aux citoyens conscients. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde. Le problème de la natalité, 1931) « , ses villes et villages pittoresques que sont St Guilhem-le-désert, Béziers ou Pezennas et ses sites naturels hors du commun – le curieux lac du Salagou et l’invraisemblable site de Navacelles, son territoire monte régulièrement mais rapidement du niveau de la mer vers la moyenne montage en direction du Tarn.

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Carte_Herault_1

La géologie joue un grand rôle dans la diversité et les contrastes des paysages de l’Hérault. Le territoire possède des formations très différentes qui remontent à 500 à 600 millions d’années. De fait, l’histoire géologique a laissé son empreinte dans l’espace selon quatre secteurs correspondants aux quatre ères : ère primaire au nord-ouest avec les montagnes, ère secondaire au nord-est avec les garrigues et les causses, ère tertiaire sur la moitié sud avec les plaines, ère quaternaire pour le littoral et le creusement de l’ensemble des vallées.

Au nord-ouest du département, les montagnes héraultaises sont constituées des roches les plus anciennes : gneiss, schistes et micaschistes

Il s’agit de dépôts des mers de l’ère primaire, accumulés durant 250 millions d’années, puis métamorphisés, c’est-à-dire transformés en profondeur, par suite de la surrection de la montagne hercynienne. Les montagnes héraultaises forment ainsi l’extrémité sud du Massif Central, lui aussi issu du plissement hercynien, comme les Ardennes, la Bretagne, les Vosges, les massifs des Maures et de l’Esterel. C’est ce métamorphisme qui transforme les argiles en schistes et les calcaires en marbres : les schistes s’observent dans les avants-monts, les monts d’Orb, les monts Caroux, de l’Espinouse et du Somail, les vallées de l’Orb, du Jaur et de la Salesse ; ils sont visibles dans les ressauts rocheux ou dans les murs et murets.  Les mouvements ont intensément fractionné les schistes, les rendant à peu près inaptes à la construction ; en revanche les sols ainsi formés sont favorables à la vigne.

Source: http://atlas.dreal-languedoc-roussillon.fr/Herault/fondements12.asp

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Le sud de la France est riche en murs de séparation en pierres sèches: il s’en rencontre de la Provence aux Alpes de Haute-Provence en passant par le Var.

Quelle surprise cependant de retrouver à près de 1.000 km de chez nous des murs, parfois imposants, de pierres sèches de schiste !

Il y en a partout: murs de séparation de vignes, murs de soutènement en bords de routes ou dans les villages, il n’est pas rare d’en découvrir également dans les montagnes, signes du travail des bergers d’antan.

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Village de Fos

 

Certains murets sont en piteux état. Cependant, le pays semble se rendre compte de la richesse de son territoire et des murets sont restaurés avec savoir-faire.

 

Au hasard d’un détour, au fond des bois, dans les monts, une vision étrange: des centaines et des centaines de mètres de murs en pierres sèches.

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Si ce n’était les cigales, on se sentirait explorateur à la recherche de mondes perdus au fin fond des forêts tropicales de l’Amérique centrale.

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Les Moulins de Faugères

 

Faugères est le siège de l’association « Pierres Sèches », association de sauvegarde du patrimoine des hauts cantons de l’Hérault (http://pierreseche.net).

Avouons-le, c’est cette association qui nous a donné l’idée de créer les Sètches Pires sous sa forme actuelle.

L’association a notamment restauré les murs aux alentours des 3 moulins de Faugères ainsi que plusieurs capitelles, appelées localement des carabelles, ces petis abris temporaires faites en pierres sèches et sans liant, serant à s’abriter et à protéger les outils et à stocker les petites récoltes.

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Les jardins de Pézènes-les-Mines

 

..et une pensée spéciale à Stéphane des Fourmis.

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Le site grandiose de Navacelles…

 

… avec ses murs surmontés de pierres clavées de couronnement…

 

… et un travail extraordinaire de taille en triangle pour ces pierres clavées de couronnement dans le village même.

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Notre-Dame de Capimont (Lamalou-les-Bains)

Formidables et curieux dessins dans ce mur de soutenement.

 

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Montesquieu

Et ces tout aussi curieuses insertions de pierres clavées au sein du mur. Elles sont remarquables et témoignent d’une technique et d’un art que nous ne possédons pas encore.

 

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Celles

 

Les murs bruns du bord du Salagou. Quoiqu’il faille bien avouer qu’ici, la terre est utilisée comme liant.

Qu’importe finalement puisque les murs sont beaux.

Photos de Thibaut Westhof

<< Article du 26 octobre 2013 >>

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La Spirale de Villeveyrac

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Spécialement pour Bernard J. !!!!

Très belle spirale réalisée en décembre 2014 à Villeveyrac dans le département de l’Hérault et la région Languedoc-Roussillon entre Béziers et Montpellier.

Les bestioles et les plantes aromatiques n’ont plus qu’à s’y installer !

<< Article du 01 novembre 2014 >>

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Faugères

Me voici de retour après ce stage de murailleur dans les montagnes de l’Hérault.

Pas de travail du schiste lors de ces 3 chantiers bien que le schiste soit très présent dans la région de Faugères. Pour ces 3 journées sur des sites différents, rien que du calcaire et du marbre, ce qui n’est pas plus mal, l’objectif principal étant la découverte d’éventuelles techniques différentes.

L’acclimatation, si j’ose dire par ce soleil de plomb, est rapide : les règles de base sont identiques ! Cependant la mise en œuvre peut s’avérer parfois assez surprenante : ici, par exemple, on ne taille pas la pierre – strictement interdit – et on utilise ce qu’on a sous la main; pas de perte de temps à chercher LA pierre qui convient. Il faut dire que la pierre abonde ; il n’y a qu’à se baisser pour la ramasser.

Du coup, comme à Blaton, il y a parfois de fameux trous dans le mur, ce qui nous choquent, nous les murailleurs de schiste. Ce n’est pas grave : « c’est pour les lézards ! »

Par contre, la solidité est à toute épreuve car la règle d’or est simple mais souvent répétée : « Soutiens rien ? Sers à rien !».

D’ailleurs, Claude en a fait une chanson :

« Appuie et ou soutiens.

   Sourde à ce lien,

   Pierre n’est que caillou »

On attaque le mur par sa face avant. On pose la pierre de façade, non sans l’avoir tournée et retournée pour trouver son emplacement. Là aussi, la pierre « sonne » quand est prend sa juste place, les Sètches Pires comprendront bien ce que je veux dire par là. A chaque placement de pierre de façade, on appuye sur son « front » en appliquant sa main (et son poids). Se crée alors un éventuel vide à l’arrière que l’on va combler par une autre pierre qui va caler la pierre de façade. Ainsi calée, la pierre ne bouge plus et on passe à la suivante.

On peut ainsi avoir 2 ou 3 hauteurs de pierre de façade avant d’ « habiller » le reste du mur (ne venez pas dire « combler », vous vous ferez ramasser :-). L’habillement se fait de la même manière : pierre posée puis calée, la taille des pierres diminuant en fonction de l’approfondissement dans le mur.

Les formes diverses et variées de pierres font qu’il est possible de mettre une pierre en biais dans le mur, ce qui n’a de cesse de m’étonner et de me chatouiller. Et pourtant, ça marche très bien ; la pierre en biais présente évidemment un coin en façade mais 2 pierres triangulaires peuvent très bien être associées de part et d’autre. La pierre de biais servira donc de boutisse (pierre placée dans la profondeur du mur) et contribuera à la stabilité et à la solidité du mur.

L’angle du mur par rapport au sol ou fruit est égal ou supérieur au nôtre: de 8 à 15°. Comme en Ardenne, l’épaisseur du mur sera fonction de sa hauteur bien que beaucoup de murs soient plus larges que haut quand, manifestement, il s’agit de murs créés par l’épierrement du terrain.

Un accent très prononcé (nous sommes dans le Sud, té) est mis sur l’angle de la pierre elle-même dans le mur : chaque pierre penchera fortement vers le centre du mur, beaucoup plus que dans nos murs en schiste. Est-ce pour assurer la stabilité de ces murs en pierres de taille parfois assez importantes et de surface inégales ? Toujours est-il que la surface supérieure des murs de soutènement penche très nettement vers le remblai ( de plus de 15°).

Lors du chantier à Faugères même, il nous a été donné de voir et de se faire expliquer un superbe travail de couvrement d’un très vilain mur en parpaing, travail pour lequel toutes les règles de base semblent être bafouées. «Impossible à faire, ça ne tiendra pas », disaient le murailleur pro et l’architecte.

Et pourtant le résultat est là et fameusement solide : le mur de recouvrement en pierre sèche ne fait pas 50 cm à sa base (la moyenne est plutôt de 15-20 cm); il fait plus de 2 m de hauteur sur 4 de longueur et rien ne bouge !

Dans ces chantiers très internationaux, on y retrouvait, outre les Français du coin ou d’ailleurs, des Anglais, des Allemands, des Néerlandais, des Belges et même une Américaine. 14-15 personnes présentes chaque mardi mais, en été, les « Fourmis de Faugères » travaillent quasiment tous les jours.

Incroyable !

Là comme chez nous, les gens du coin sont peu conscients de la richesse de ce patrimoine ancestral, présent pourtant à tout bout de champ, c’est le cas de le dire. Pourtant, les Fourmis de Faugères ne font pas que restaurer murs et capitelles (que l’on appelle ici carabelles) : elles créent également de nouveaux chemins qui assureront la liaison entre les monuments restaurés.

A la base de tout cela, une petite dame, retraitée de l’enseignement, Claude Froidevaux, super active et qui te soulève et te place des pierres que tu n’oserais même pas regarder en peinture !

Et pour l’aider, une bande de joyeux drilles, travaillant dans tous les accents, présents très fréquemment ou à l’occasion de leurs vacances.

Encore un tout grand merci, Claude, pour ses excellents moments passés avec la bande des « Fourmidables ».

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Envie d’essayer ?

Une adresse email: pierres.vie@gmail.com

Un no de téléphone: 00-33-6 75 98 62 44

Un site Internet: http://www.pierreseche.net/pierrevie

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Faugères – inauguration de la Traverse Fourmidable

Ce samedi 4 octobre eu lieu l’inauguration de la Traverse Fourmidable à Faugères (Hérault), traverse sur laquelle j’ai eu l’occasion de travailler cet été.

Les pluies qui n’épargent pas l’Hérault en ce moment ne furent heureusement pas de la partie et c’est par un beau ciel bleu que la Traverse fut inaugurée par M. le Maire de Faugères en présence de Claude Froidevaux et de ses Fourmis.

Les Fourmis n’en resteront pas là cependant et elles seront déjà à pied d’oeuvre ce mardi et vendredi dans le centre de la petite ville de Faugères.

Si le coeur vous en dit, n’hésitez pas à leur rendre visite et à les accompagner ici ou ailleurs; vous pouvez contacter Claude à l’adresse suivante: pierrevie@aol.com.

Faugeres_Inauguration_Invit

Faugeres_Inauguration

<< article du 07/10/2014 >>

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Sauvetage d’un mur à Faugères (Hérault)

C’est un appel à l’aide qu’a lancé, le w.e. dernier, Claude Froidevaux à l’association des Fourmis de Faugères; un mur du chemin de la Tune s’est brusquement effondré sur la chaussée.

Le défi fut relevé et mardi soir, tout était rentré dans l’ordre…pour 150 ans de plus !

Félicitations à toutes les Fourmis !!!

<< Article du 09/10/2014 >>

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Sources de la Buèges – Le Méjanel

Sans doute ai-je trouvé, sans le vouloir, le lieu du prochain voyage d’études et de travail des Sètches Pires !

Il s’agit d’un formidable barrage en pierres sèches, datant du XIVè siècle puisqu’il est déjà répertorié dans les archives de la cession d’un moulin à eau dans les années 1500.

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Il se dégrade, malheureusement et la municipalité, toute petite comme souvent dans les campagnes françaises, n’a pas les moyens de le restaurer.

Aux dires du maire, la base est faite de grosses pierres choisies et placées verticalement.

Côté étang, il y avait probablement un enduit fait de terre et de chaux qui étanchéisait le barrage.

Cet enduit a aujourd’hui disparu et l’eau s’infiltre parmi les pierres et, au fil des ans et de l’eau, fragilise le barrage.

Le barrage n’est pas classé, ni même répertorié. le coût de sa rénovation s’élève à près de 200.000€, somme collossale pour le village.

Aussi le Monsieur le maire fait-il la chasse aux subsides et aux bonnes volontés pour nettoyer l’étang.

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Brissac 2016 - source de la Buègne

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Le Maire et ses volontaires en plein travail. Personne ne pourra dire qu’il ne se mouille pas pour sa commune.

<< Article août 2016 >>

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Autignac

Soleil

« Soleil »

Ce « dessin » est inclus dans un grand mur de 27 m de long à Autignac.

Claude Froidevaux

<< Article du 27 mai 2016 >>


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