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Tavigny

Le jardin du Curé

Formation "Murs en pierres sèches" à Tavigny

Cette formation "tout-public" s’est déroulée en juillet 2013 dans le cadre de la programmation européenne LEADER en collaboration avec le Parc naturel des deux Ourthes.

Tout en se  réappropriant les gestes d’autrefois, les stagiaires ont participé à la restauration du «  jardin du curé » situé au centre du village de Tavigny (commune de Houffalize).

(www.paysourthe.be)

Jour 1

Premier jour de cette formation destiné à retrouver les techniques anciennes de murs en pierres sèches, c’est à dire sans ciment, sans sable, sans terre.

Fonctionnel avant d’être esthétique, lié intimement à la vie rurale, cet art de construire en pierre sans liant délimite les parcelles, aménage des terrasses de culture, soutient les berges et les sentiers, dévie l’eau vers les moulins….

Nous pouvons distinguer deux types de construction au sein de nos communes :

  • le mur de soutènement, le plus représenté,  pour soutenir les terres, aménager des terrasses, des sentiers et des routes,…
  • le mur de séparation pour délimiter les parcelles, créer des enclos et des soubassements d’annexe agricole.

Pour cette formation, c’est le "jardin du Curé" à Tavigny qui va recevoir notre visite. Il s’agit d’un superbe espace, cerclé, sur trois côtés, de murs très anciens à deux pas de l’église. Le mur s’est écroulé à certains endroits; à d’autres, il forme une "panse de vache".

Une partie du mur fit l’objet de la formation du mois de juin. Nous attaquons maintenant la suite jusqu’au premier coin.

Mais d’abord, un peu de théorie…(cliquez sur la photo pour l’agrandir)

Présentation des outils.

N’ont-ils pas l’air méchants et vicieux ?

Il fait, parait-il, apprendre à les apprivoiser car ils peuvent rendre pas mal de services à qui sait les prendre.

Démontage du mur et tri des pierres.

Certaines d’entre elles font un poids certain.

Le démontage apporte parfois quelques belles surprises.

Le mur est démonté; il faut refaire maintenant la base.

La base est prète; la suite, ce sera pour demain.

D’ailleurs, les bouteilles de vin sont vides :-)

A demain donc pour de nouvelles aventures !!!

Jour 2

Le travail se poursuit à grande vitesse: tous les participants sont hyper-motivés.

On en oublie même la pause, l’apéro et la sieste. Et pourtant, il fait beau :-)

 

 

D’abord, il faut laisser travailler les femmes (Claire et Monique)

 

 

En tous cas, c’est ce que nous a dit Bernard !!!

Trèfle de plaisanterie, comme disait le lapin dans un carré de luzerne, ça bosse dur.

 

 

 

 

 

 

La suite, ce mercredi…

Jour 3

La chose à ne pas oublier ce matin, c’était le parapluie.

C’est donc sous la pluie que nous commençons le travail aujourd’hui.

 

 

A la pause, entre deux draches, petit instant culturel avec d’incroyables photos des années 1920 de la région de Nisramont que notre formateur Bernard Jardon nous a apportées.

 

 

Et le travail de forçat recommença sous les coups de fouets de Nathalie (je vous jure que c’est elle qui en a parlé la première).

Des explications sont données avec compétence aux visiteurs du chantier (Marcel S., toujours curieux du comment et du pourquoi des choses, écoute attentivement les explications de John Christmas – hé oui, sur le terrain, nous parlons anglais pour faire plaisir à Mario).

La pluie n’arrète pas les poulains de Nathalie.Nous recevons également la visite de Mme l’Echevine de l’Agriculture, Culte, Cimetières, Ruralité, Décoration florale, Petit patrimoine & Forêt, qui malgré tout, trouva le temps de nous faire un petit bonjour. Bienvenue Josette (et bien-revenue puisqu’elle apporte l’apéro de vendredi :-) .

Mais, sous la houlette de Bernard, la travail avance, pierre à pierre.

Ne trouvez-vous pas que cela prend forme ?

 

 

Bon, sans charre, nous trouvons que c’est pas mal. C’est aussi l’avis de Claire.

Ouf, tant mieux, elle nous aurait fait tout recommencer.

Demain jeudi, on s’attaque à l’entrée que certains veulent absolument améliorer et nous reconstruirons également un pan de mur écroulé dans une autre partie du terrain.

Ca, c’est sur, quand la Formation Promotion 6 de Nathalie s’en mèle, les murs tremblent !

(comment ça, ce n’est pas le but de la formation ?)

Jour 4

La chose à ne pas oublier aujourd’hui, c’était le parasol.

Heureusement, grâce à noss Bernard de Bastogne, nous étions pourvu de tout, que ce soit pour la pluie ou pour le beau temps.

2 chantiers nous attendent aujourd’hui: le drôle de petit réduit au début du mur et un éboulement sur le mur qui enserre la prairie d’à côté. Comme nous sommes en avance sur le programme et que nous sommes d’excellents stagiaires, que nous avons un excellent formateur, nous relevons le défi: nous aurons tout fini pour vendredi !

Notre formidable réputation d’artisans hors pair s’est vite répandue: une télévision de classe internationale est descendue sur le terrain pour faire le reportage de nos exploits. Etant fondamentalement modestes, nous nous sommes arrangés pour que Nathalie et Bernard soient interviewés.

 

 

.

Je dois avouer que je ne sais pas si le reportage sera si formidable que ça car, pendant l’interview, nous nous sommes arrêtés de travailler pour écouter une bonne blague de Jean-Noël (à moins que ce ne soit une blague de Jean-Luc ? ou de Bernard ? ou de Claire ? Pas de moi, en tous cas, car je rigole). On ne l’a pas fait exprès mais il se fait que nous étions juste dans le champ de la caméra. Je dis ça par ce que je sais que les patrons de Nathalie et de Bernard lisent aussi le blog d’Ourthe Culture et et qu’ils regardent TV-Lux. Je préfère donc prévenir. A noter tout de même: si ça ne parait pas très sérieux, pour une fois, ce n’est pas de la faute de Mario à la santé duquel nous levons un verre de vin à la rhubarbe 😉

 

 

Nathalie n’a pas l’air de nous en avoir voulu: regardez comme elle explique son interview !

Et visez-moi une fois encore un peu ce mur: il en jette quand même avec sa double courbe rentrante et son fruit de 8°, n’est-il pas ?

 

 

Le mur écroulé reprend forme. Il a fallu tout enlever et refaire une base solide. Le deuxième chantier commence, lui aussi, à ressembler à quelque chose mais l’un comme l’autre posent des difficultés que nous abordons avec notre bonne humeur habituelle (très, très peu de jurons; aucune eng…, de la pure politesse XVIIè siècle – l’âge de nos murs, quoi.

 

 

Notre formateur a l’air satisfait. Je dois dire que nous le sommes aussi.

Dire que demain est le dernier jour. Triste, ça.

Mais nous ne terminerons pas sans fêter cela.

La chose à ne pas oublier demain, ce sera le tire-bouchon !

Jour 5

Dernier jour de stage: les travaux avancent bien. C’est qu’il nous faut terminer tout aujourd’hui.

Mario n’hésite pas à utiliser toutes les méthodes possibles et imaginables pour tester la solidité et le confort de nos murs.

 

 

Le résultat semble d’ailleurs le satisfaire entièrement.

L’autre chantier n’est pas en reste et monte à une vitesse impressionnante.

 

 

10h30: nous rappelons l’équipe "bleue" car, tetcheu, dis, c’est la pause café, quoi !

 

 

La pause café, le moment magique de notre ami Mario. Bernard, toujours avide d’apprendre une nouvelle chose, l’observe à l’affut, caché derrière les arbres.

Et voila, c’est fait!

Les derniers chips sont en place; nous remettons la mousse, soigneusement collectée lors du démontage et nous en bourrons les interstices.

C’est fait et c’est bien fait. Et pourtant, de l’aveu même de certains, ils n’auraient pas cru avoir terminé si vite.

 

 

 

 

Madame l’Echevine, qui a certainement aussi la Vigne et le Houblon dans ses attributions, nous offre l’apéritif, nous honore d’un petit speech et nous remet nos diplômes personnalisés.

 

 

Puis, comme toute aventure qui se respecte, tout se termine sur un festin avec des sangliers et de la cervoise. Plus une petite visite culturelle à la superbe et très ancienne église Saint-Remi de Tavigny.

 

 

L’équipe féminine et la promotion "La dalle (de schiste) en pente – Juillet 2013": un très grand cru

.

Chantier n° 1

Avant……………………………….. Après

 

 

Chantier n°2

Avant………………………………     Après

 

 

Chantier n°3

Avant………………………………     Après

 

 

Chantier 2014

Tavigny, 16 & 17 mai 2015

Tavigny est une village riche en murs en pierre sèche, même si les travaux de voiries ont, au fur et à mesure des décennies, réduits à néant ceux qui bordaient les routes prises de boulimie. Il reste cependant un formidable jardin tout entouré de murs récemment restaurés dans le cadre des formations du GAL – Pays de l’Ourthe dont sont issues pas mal de Sètches Pires.

Chantier des Sètches Pires - Tavigny - 16 et 17 mai 2015 - Photos Thibaut Westhof

Près du jardin du Curé, le chantier de ce mois de mai est un ancien soubassement en pierre d’un hangar probablement en bois, comme il en existe encore quelques uns dans la région.

Chantier des Sètches Pires - Tavigny - 16 et 17 mai 2015 - Photos Thibaut Westhof

Le terrain est un peu encombré: fils de fer barbelé, briquaillons et surtout un très beau tapis de mousse qui sera précieusement prélevé.

Chantier des Sètches Pires - Tavigny - 16 et 17 mai 2015 - Photos Thibaut Westhof

Le mur est d’abord démonté; les pierres, triées et placées sur chant (sur la tranche) sur une bâche afin de faciliter le choix lors du remontage du mur.

L’emplacement est nettoyé jusqu’à retrouver le sol "vrai", stable donc sur lequel pourra reposer les fondations.

Du coup, il est un peu plus bas que prévu; cela ne fera que de plus belles fondations.

Chantier des Sètches Pires - Tavigny - 16 et 17 mai 2015 - Photos Thibaut Westhof

Midi: barbecue; cela laisse le chantier abandonné mais prêt à la remonte.

Ce sera pour l’après-midi… si on parvient à s’y remettre !

Chantier des Sètches Pires - Tavigny - 16 et 17 mai 2015 - Photos Thibaut Westhof

On s’y est remis et les fondations sortent peu à peu de terre…

Chantier des Sètches Pires - Tavigny - 16 et 17 mai 2015 - Photos Thibaut Westhof

… il faut dire que nous avons un "vrai" contrôleur (si, si, c’est un vrai de vrai) qui n’hésite pas à critiq…à conseiller les p’tits ovris.

Tel un arbitre, il s’est placé au bon endroit mais s’il a pris une chaise de jardin, c’est qu’il n’a pas pu trouver une échelle.

"Faut voir les choses de haut", comme il dit.

Chantier des Sètches Pires - Tavigny - 16 et 17 mai 2015 - Photos Thibaut Westhof

Une sombre histoire de pelle qui n’aurait pas du en être une entre Martine et Jean-Noël… bon … cela les a fait bien rire, finalement.

Chantier des Sètches Pires - Tavigny - 16 et 17 mai 2015 - Photos Thibaut Westhof

5 nouvelles Sètches Pires, ce w.e. Parmi eux, Félix et Joseph dont la jeunesse abaissent fameusement l’âge moyen. J’ai dit l’âge; je n’ai pas dit l’aptitude à raconter des c… biestreyes.

Dimanche, 16h30, nettoyage du terrain. Le mur n’est pas entièrement terminé; il sort juste de terre du côté intérieur mais le reste, ce sera pour une autre fois.

On replante la clôture; on referme la barrière; un dernier coup d’oeil à l’église St Remy toute pimpante et, hop, retour à la maison pour un repos bien mérité.

Chantier des Sètches Pires - Tavigny - 16 et 17 mai 2015 - Photos Thibaut Westhof

 

 

 


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