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Wandebourcy

2013-09_099-1

Lieu : Wandebourcy (hameau entre Tavigny et Boeur)

Description du Chantier :

Mur de soutènement (voir ci-dessus). Le mur a 40 mètres environ sur une hauteur d’1 mètre et 0,5 m d’épaisseur. Pas question de tout faire en une seule fois, bien entendu. Nous fonctionnerons de la manière suivante: le matin, démontage du mur (sur une longueur égale à x personnes présentes x 0,7 m³ par jour et par travailleur) et préparation des fondations ; l’après-midi, remontage du mur.

Pourquoi ce choix ?

Le mur choisi est en très mauvais état à au moins 3 endroits.

Il est très visible (en bordure de voirie), sa rénovation ne peut que mettre en valeur le travail de l’association.

Déroulement des opérations.

Samedi 28 septembre 2013 – 9h10, j’arrive sur les lieux et je ne suis pas le premier: déjà, Monique et Jean-Noêl sont en train de démonter le mur !

Il est décidé de s’attaquer aux deux points les plus délicats du mur: en deux endroits, le mur est effondré sur une longueur d’1,5 à 2 mètres. La hauteur du mur à cet endroit est d’environ 1,20 m.

Ce sera donc le chantier Est pour Monique et Jean-Noël et le chantier Ouest pour Nathalie, Thierry et Thibaut.

Pour tout vous dire, les chantiers sont éloignés l’un de l’autre d’au moins…oh…deux bons mètres.

Le chantier Ouest réserve une mauvaise surprise: le mur est essentiellement composé de terre et de pierres de tailles moyennes, couvrant un gros tuyau d’évacuation d’eau qui, de plus, a crevé. Pas étonnant que le mur se soit effondré à cet endroit.

Le dégagement est beaucoup plus délicat car le tuyau traverse le mur presque parallèlement à celui-ci. Son dégagement final se fera à la petite truelle.

Chantier Ouest: nous avons décidé de protéger le tuyau en construisant un tunnel de pierre qui permettra son éventuel remplacement. L’angle très faible et le peu d’espace disponible ne nous facilitent pas la tâche. Des pierres plates sont placées sous le tuyau, des solides pierres rectangulaires forment les parois du tunnel qui est fermé par de grandes et larges pierres plates.

Chantier Ouest: pose en biais d’une grande boutisse pour stabiliser le mur qui, traversé par le tunnel protégeant le tuyau que l’on voit apparaître, est forcément moins homogène.

On voit ici le rôle des “chips”, caillasse qui remplit les interstices entre les pierres. Rappelons que, dans un mur en pierre sèche, il n’y a aucun liant; rien que de la pierre sur de la pierre. Les chips servent donc à caler les pierres.

Alain nous rejoint pour préparer le barbecue. Il est temps: ON A FAIM !

Comment ?

Ah oui, et SOIF aussi !

Et c’est reparti !

Edith et Bernard passent nous faire un petit coucou. Claire vient aussi nous critiquer beaucoup et nous dit qu’elle ferait beaucoup mieux, ce qui est probablement vrai d’ailleurs :-) .

Nous avons aussi la visite d’habitants de Wandebourcy qui, visiblement, s’intéressent pas mal à notre ouvrage.

Comparez !

C’est de la bel ouvrage.

La reconstruction est en pierre sèche; il y a donc une petite différence dans la manière de disposer les pierres. Mais lorsque la réparation se sera un peu patinée, il sera difficile d’encore distinguer le raccord.

Le tuyau ressort bien protégé du mur.

Il est 18h00, les chantiers sont nettoyés, la route balayée, la signalisation enlevée. A ce propos, un tout grand merci au collège et aux services de la commune pour la signalisation, les barrières de protection et le matériel mis gratieusement à notre disposition.

Kevin vient voir les travaux. Ouf, il n’a pas l’air trop horrifié; il nous offre même une bière que, finalement, toutes comptes faits, nous estimons bien méritée.

.Thibaut

<< Article du 28.09.2013 >>

Wandebourcy, 22 mars 2014

Wandebourcy - chantier des Sètches Pires du 22 marsSamedi 22 mars – 07h00 du matin:

Petit coup d’œil par la fenêtre : ciel bleu, complètement dégagé. La Météo se serait-elle (encore une fois) trompée ?

08h00 : la voiture est chargée : pelles, brosses, barbecue, gobelets pour tout le monde (à propos, savez-vous où ils sont passés ?), truelles, marteau à schiste, vêtements de pluie pour 3 ou 4 personnes, table, chaises, cordeaux, tamis,… ; tout est prêt, tout est pris.. .sauf – mais on ne le verra qu’au moment opportun – mes saucisses pour le barbecue.

08h30 : placement des barrières sécurisant le périmètre, comme on dit dans les films, pose des poteaux de signalisation. A ce propos, un tout grand merci à la Commune et à ses employés pour leur aide logistique.

09h00 : arrivée des premiers courageux ; présentations croisées ; habillement de circonstance (pulls, salopettes, bottes ou bottines, outils, bonnets et gants) et voila le 2ème chantier de Wandebourcy qui démarre par le démontage et le nettoyage du mur.

La région est fortement représentée (Cetturu : 3 volontaires, Boeur : 2 travailleurs et Houffalize, et Taverneux mais n’allez pas croire que le mouvement est purement local.

Que nenni ! Ces passionnés viennent de Manhay, de Nandrin, de Beaufays, de Maredsous ou de Val Dieu, je ne sais plus, et de Luxembourg ; j’en passe peut-être et je m’en excuse.

Et l’on s’aperçoit vite que le mur n’est pas réellement de pierre sèche ; il est même plein de terre (ce qui fait qu’il n’a pas tenu, pardi). La brouette fonctionne donc à plein et évacue, dans un va et vient incessant.

La mousse est mise de côté (elle garnira à nouveau le mur à la finition), la terre évacuée, les pierres sont nettoyées, triées et rangées sur chant et sur une bâche.

11h00 : le sol vrai est atteint ou, par endroit, des fondations solides que nous conserverons. Il s’agit maintenant d’expliquer à nos nouveaux stagiaires le secret d’une base solide, le fruit du mur et de l’expérience, les règles de proportion et le stable secret des boutisses.

Le travail continue. On se bouscule un peu au pied du mur ; aussi est-il décidé d’entamer un nouveau chantier plus à l’est ; un chantier un peu plus délicat, celui-là, puisqu’il s’agit de construire un escalier qui permettra à Kevin de rentrer plus rapidement chez lui.

12h30 : Tumulte : des voix s’élèvent : « on a faim ». Quoi ? Rébellion chez les forçats ?

Diantre, l’organisation s’est laissé surprendre par le travail. Vite, montage du barbecue, allumage des zip, puis on met le charbon de bois, puis on met le bois. Enchainement peu orthodoxe mais qui fonctionne…enfin…cette fois-ci, grâce à l’action énergique de Jacqueline et d’Albert. Le feu prend bien, attisé qu’il est par un « vent…de Bourcy », comme diront certains.

13h00 : tout le monde mange autour du feu et de la table…et il commence à pleuvoir. Heureusement, le garage n’est pas loin et la tempête n’empêche pas une bonne ouverture des bouteilles et autres boissons, fruits de la vigne et du travail des hommes.

??h00 : on redémarre ; les cabans sont de rigueur car il pleuvine parfois. Monter un mur de pierre sèche avec des pierres mouillées : je vous ai déjà fait ce calembour facile. Aussi ne le répéterais-je point. Mais c’est bien de cela qu’il s’agit cependant.

C’est aussi le moment de toutes les vantardises :-).

La tension (l’attention ?) monte ; le mur aussi. Les pierres sont posées, déposées, reposées, tournées, retournées, détournées et parfois rejetées mais le mur monte.

Du côté de l’escalier, les discussions vont bon train : c’est qu’on est tombé sur un beau coin de mur et qu’il serait dommage de démonter cet ouvrage. Il est donc décidé, en plein accord et concertation avec nous-mêmes, de faire un escalier en « L » autour du coin. Aussitôt dit, aussitôt…commencé…car le choix des pierres se juge, se discute, s’argumente, se teste, se conteste, se consensualise enfin.

Un appel : c’est une alerte! 2ème arrêt forcé car, à l’ouest, il commence à grêler. Les troupes battent en retraite. Làs, les troupes de l’Est se font tailler en pièces par les hallebardes qui leur tombent roidement sur la tête. Retour obligé au garage où nous attendons, joyeusement, la fin des intempéries.

Retour au boulot mais, soudain, il est déjà 16h30 et largement temps de commencer le nettoyage des chantiers. Ces derniers ne sont pas terminés, loin de là, mais ce n’est pas de notre faute; ce sera donc pour une autre fois.

Encore une petite bière offerte par Kevin, notre hôte du jour et il est bien 18h00 quand nous quittons les lieux.

Mais pas sans nous dire, en nous retournant : « P…unaise, quel beau travail nous avons fait là ! ».

Amandine, Véronique, Jeanine, Claire, Nathalie, Jacqueline, Monique, Albert, John, Christian, Jean-Noël, Olivier, Yves & Thibaut

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Wandebourcy, 17 mai 2014

Grosse journée de travail à Wandebourcy ce samedi 17 mai !

Il s’agissait de notre 3ème chantier sur ce long mur de xx mètres et le mauvais temps du mois de mars ne nous avait pas permis de terminer entièrement le 2ème chantier.

Aujourd’hui, le temps est au beau fixe, pas un nuage ou presque dans le ciel ; une température idéale…du moins en début de matinée car, au fur et à mesure, la chaleur s’installa de plus en plus et les pierres se firent de plus en plus lourdes.

Alain, d’ailleurs, en rapetissait à vue d’œil.

Mais le travail ne ralentit pas et même la pause de midi (barbecue et quelques bouteilles de vin – on ne se refait pas) n’entama pas notre ardeur…d’avance, bien sur.

Le tas de pierre, bien disposé sur la bâche en mars, diminuait à vue d’œil et il fallu taper dans le stock amené par Kevin.

Alain mania la masse avec courage et dextérité, faisant, d’une « pèsante » pierre, deux autres plus maniables et n’hésitant pas à retailler les coins et les bosses pour avoir ce qu’il voulait.

Albert, à genoux, passait commande de pierres comme au magasin : « il me faudrait une petite pierre de 15 cm sur 25 et une autre triangulaire avec un bout arrondi ! ».

Jean-Noël s’occupa de l’escalier qu’emprunte déjà Hubert, le grand-papa de Kevin, qui vint d’ailleurs nous rendre visite en vélomoteur lors de notre pause de midi.

Sinon, que vous dire d’autre ?

Que finalement, tous comptes fait, nous préférons, casaniers que nous sommes déjà devenus, notre schiste à nous plutôt que les pierres à Blaton J.

Qu’évidemment, nous avons « jasé » sur les absents qui avaient tort de ne pas être là. Inventer l’excuse des 80 ans de sa sœur pour ne pas venir, fallait le faire tout de même. Ou encore, qu’on devait rester à la maison pour soigner son mari. Ou encore, pas d’excuse du tout, ce qui est encore pire.

Que Monique alla chercher son âne (pas Jean-Noël ; l’autre, Zoé) pour lui faire faire une petite promenade.

Que Jean-Noël essaya toutes les manières possibles de manipuler une pelle.

Que nous n’avons pas vu l’heure passé ce samedi et qu’il était fort tard, tous comptes fait, lorsque nous fîmes la traditionnelle photo dessus le mur (puis bûmes la non moins traditionnelle bière offerte de fin de chantier).

Que nous vous donnons rendez-vous pour le 21 juin, probablement chez notre ami Bernard V.

Jacqueline & Albert, Monique & Jean-Noël, Ghislaine & Michel, Amandine, Jeannine, Olivier, Alain et Thibaut

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Wandebourcy, le 23 août 2014

Les vacances, les amis, la famille en visite et le temps ne sont pas venus à bout du chantier de ce samedi 23 août à Wandebourcy.

Nous sommes de retour sur le mur de Kevin. La partie à rénover est vraiment en mauvais état. Afin de ne pas abimer le gazon, nous déplions les bâches qui acceuilleront les pierres du mur démonté, triées par taille et mises sur champ afin de faciliter le choix lors du remontage du mur.

Dès le démontage, nous comprenons pourquoi le mur n’a pas tenu: il a été construit avec de la terre pour caler les pierres ! Tout doit être d’abord tamisé. Nous récupérons la terre pour essayer une technique préconisée il y a longtemps:

Le remblai des terres se doit faire jusques à la hauteur des murs de soutenement, dont le couronnement doit être couvert à quelques pouces de haut, de gazon, herbes, mousse, & de tout ce qui peut le lier aisément pour faire corps, & n’être pas facilement emporté par les eaux de pluyes dans un commencement. Traité de la construction des chemins – Hubert Gautier – Chez Laporte, 1778

Le mur est démonté jusqu’à une couche de base la plus stable possible, il convient de replacer les fondations au mieux: les pierres doivent être inclinées vers l’arrière afin de contrecarrer le poids du talus, guère bien élevé dans ce cas, mais les règles de base sont les règles de base !

Le mur prend forme. Nous recevons le renfort de Nathalie qui, pourtant, venant de l’ouest, avait bien eu du mal à croire qu’il faisait beau chez nous.

Elle aura bien le temps de mettre 2 ou 3 pîerres avant que le mauvais temps qui survolait les Flandres ce samedi matin n’envahissent l’Ardenne.

Chômage technique dû aux intempéries; heureusement, le garage de Kevin était ouvert. Tentative de reprise entre deux averses mais il est déjà plus de 17 heures et il est temps de rentrer. Ce sera donc pour une autre fois.

Dommage, cela commençait vraiment à prendre forme.

Claire, Nathalie, Jean-Noël & Thibaut.

Avec les encouragement de Jacqueline et d’Albert et l’assistance au fourneau de Monique .

.

Wandebourcy, c’est fini…

… et dire que c’était l’endroit de notre premier chantier !

Il y a en effet un an, presque jour pour jour, que les Sètches Pires entamait leur tout premier chantier.

Un an plus tard, la boucle est bouclée et le mur est maintenant terminé.

Cette fin de chantier ne fut cependant pas un long fleuve tranquille ! Certes, la météo fut, pour une fois, avec nous et nous gratifia d’un soleil d’été, couvert juste ce qu’il faut par quelques nuages blancs. Ce qui permit le désormais traditionnel barbecue où tout le monde met de tout sur la table et tant pis pour celui qui ne se sert pas.

Le démontage du mur révéla une masse de terre melée aux pierres beaucoup plus importante encore que ce que nous avions rencontré jusqu’à présent. Cela nous fit craindre de ne pas avoir assez de pierres pour amener le mur à sa bonne longueur et hauteur. Aussi fut-il décidé de le raccourcir de 50 cm.

Pas assez de grandes pierres de couverture non plus. Il fallut travailler au marteau et au burin pour faire d’une pierre…2 autres. Malgré cela, les deux derniers mètres ne purent être couverts. Comme cela n’était pas fort joli, joli (ça ne fait pas fini), nous avons tenté une autre technique: couvrir avec les pierres qui nous restaient en les posant sur chant.

Ce qui, finalement, ne donna pas si mal et donne une certaine touche à l’ensemble.

Toujours est-il que Kevin est content et nous aussi.

A demain à Tonny pour la fête du Parc Naturel des Deux Ourthes où les Sètches Pires tiendront un stand avec un essai de voûte !

Monique, Martine, Jacqueline, Albert, Jean-Noël & Thibaut

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